Des Peugeot se vendent à 200 000 euros à Cuba

A cause de leurs prix exorbitants, seulement 188 véhicules étrangers ont été vendus à Cuba l’année dernière, entre autres des Lada, des Moskovitch et des Chevrolet des années 50 qui ont leurs fans à la Havane.

En janvier 2014, le gouvernement de Raul Castro avait annoncé pompeusement la libéralisation du marché de l’automobile, notamment des voitures neuves aux particuliers. Avant cette date, acheter ou vendre des voitures neuves étaient interdits sur le territoire et les Cubains n’avaient pas le droit de s’en offrir. Cette nouvelle règle du général président est donc le symbole d’une petite révolution en la matière.

Mais ce n’est que de l’esbroufe, car le conglomérat d’Etat Cimex contrôlant la gestion de l’importation, la distribution et les prix des marques étrangères n’a pu écouler que 188 voitures neuves dans toute l’île. Un chiffre particulièrement décevant dû au prix exorbitant pratiqué par ce groupe. Ainsi, une Peugeot 508 datant de 2013 coûte environ 236 202 euros et une 206 d’entrée de gamme vaut 82 083 euros. Alors, dans un pays où le salaire moyen mensuel est de 20 euros, la révolution automobile ne risque pas d’avoir lieu et c’est particulièrement décevant. Un avis que la direction de Cimex ne partage pas ; elle assure que 85 % des revenus des ventes de voitures neuves seront ensuite reversés à un fonds dédié à l’amélioration du transport en commun. Ceux-ci sont très limités pour le moment, et ne permettent d’acheter que quelques bus tous les ans.