En Chine, Peugeot brille tandis que Citroën pâlit

Si la marque aux chevrons fait pâle figure sur le marché chinois, Peugeot y brille de mille feux. Cette dernière offre un catalogue séduisant et ambitieux alors que l’autre vient tout juste de faire la promotion de son SUV dans ses concessions.

Auparavant considéré comme le nouvel eldorado du marché de l’automobile, la Chine devient un véritable cauchemar pour certains constructeurs. Depuis des années, les ventes de véhicules enregistrent une croissance à deux chiffres, puis ont connu petit à petit une régression pour afficher un recul de moins de 7% actuellement. Des constructeurs comme Volkswagen en ont fait les frais après avoir profité du marché. Par contre, le groupe PSA semble y réaliser des prouesses grâce à sa marque Peugeot.


En effet, la marque au lion est une de celles n’ayant pas succombé à ce brusque arrêt du marché chinois. Au contraire, elle serait en train de se performer encore plus en devenant la seconde marque étrangère reconnue en termes de hausse des ventes.
 

Peugeot devance ses concurrentes étrangères


Selon des chiffres officieux, la marque au lion a enregistré une augmentation de 11, 05 % de ses ventes durant les 6 premiers mois de l’année. En tout, le marché total s’élève à 5 % sur cette période. Parmi les marques étrangères, seule Honda, avec une hausse de la vente de 20 %, a pu devancer Peugeot. Pour cette dernière, c’est une grande performance due probablement au recul de Volkswagen dont les immatriculations ont diminué de 6 % environ durant le premier semestre de l’année. Néanmoins, le constructeur allemand continue d’écouler 1,3 millions de véhicules contre 203 700 pour Peugeot. La régression est donc favorable à la marque française.

Ce succès vient notamment de son monospace 2008 qui s’est vendu à 29 000 unités durant les six premiers mois de l’année 2014. Le modèle répond parfaitement aux attentes de la clientèle chinoise, accélérant de plus en plus le segment des SUV.

 

Le succès des tricorps

 

Invraisemblablement même les tricorps, segment qui se vend difficilement en temps normal, en tirent profit. En effet, 49 000 unités de 408 ont trouvé acquéreurs, soit une hausse de 70 % comparée aux ventes de l’année précédente. C’est une nouvelle génération du modèle 408, mais le constructeur ne s’attendait pas à un tel engouement, étant donné que les Chinois n’appréciaient guère ce segment. Rebelote pour la 308 tricorps qui enregistre une hausse de 8 % totalisant et totalise 48 000 unités vendues. C’est une progression remarquable du fait que le modèle n’a été lancé que depuis quelques années.

Cette lancée est une bonne chose pour le groupe PSA, car ainsi, il devrait atteindre plus tôt que prévu son objectif en terme de part de marché. Mais il n’a pas pensé aux déboires rencontrés par la marque Citroën.

 

Les difficultés de Citroën


Effectivement, durant le premier semestre de l’année, la marque aux chevrons a enregistré un recul de 7 %, 148 000 voitures. Au contraire de ceux de ses consœurs, les tricorps de Citroën arrivent difficilement à trouver des acquéreurs. Et pour cause, la marque intègre pas moins de trois modèles sur le seul segment C. Ainsi, la vente de C-Quatre basée sur l’ancienne C4 et la C4L basée sur l’actuelle C4 ne cesse de reculer. Celle de la C-Elysée augmente légèrement de 1 % sans toutefois arriver à compenser l’absence de l’ancien modèle qui a été mis à disposition de la clientèle avec la nouvelle génération. Quant au segment D, la C5 s’est vendue à 12 840 véhicules, alors qu'ils s'étaient de 17 000 unités l’année précédente.

En décembre 2014, l’arrivée sur le marché de la C3XR devrait favoriser une certaine reprise des ventes automobiles en pénétrant le segment des SUV. Une procédure ayant porté ses fruits en ralentissant légèrement la baisse au second trimestre, néanmoins insuffisante pour relancer la marque à la reconquête de parts de marché. D’autant plus qu’on ne peut pas compter sur la DS pour améliorer les performances commerciales. En dépit d’une augmentation de 4 % sur la même période, ses ventes n’ont atteint que 10 800 unités.

En bref, la Chine demeure un marché intéressant et stratégique pour le groupe français du fait que celui-ci reste son second marché après la France. Malgré une mauvaise conjoncture, les perspectives y sont encore énormes. A noter que le groupe a été l’un des premiers à s’y être installé depuis 1980, mais il n’a commencé à s’envoler que depuis quelques années dès que sa stratégie a été révisée et son catalogue modernisé. De ce fait, il arrive à vendre deux fois plus de voitures qu’en 2009 actuellement.