Iran : négociations interminables pour PSA Peugeot Citroën, Renault continue sa lancée

Les négociations interminables avec l'Iran finissent par lasser les dirigeants de PSA Peugeot Citroën qui envisagent sérieusement de sortir de leur réserve et d'étaler le dossier au grand jour. De son côté, Renault continue sereinement sa lancée dans ce pays de l'Asie de l'Ouest.

Un retrait brutal mal digéré par les Iraniens


Après un retrait brutal de l'Iran en début 2012, suite à la pression de General Motors qui a été en ce temps une firme partenaire, PSA souhaite s'implanter de nouveau dans ce pays. Des pourparlers diplomatiques ont été alors entamés depuis une assez longue période. Cependant, les négociations s'éternisent et l'équipe dirigeante du consortium français commence à être excédée. Elle a décidé d'acculer au mur ses interlocuteurs iraniens en publiant les détails du dossier.

Les négociations portent sur la production en Iran de la Peugeot 208, du Crossover 2008, de la 301, d'une déclinaison simplifiée et rallongée à 4 portes de la 208. PSA propose à l'Iran de créer une entreprise gérée communément par les 2 parties qui détiendront chacune 50% du capital.

 

Des modèles fabriqués sans licence avec des pièces contrefaites


Toutefois, les Français se heurtent à un mur, les Iraniens ne leur ayant pas pardonné d'avoir brutalement quitté le pays. D'ailleurs, Iran Khodro, le plus important constructeur automobile iranien et le partenaire de PSA pendant 35 ans, continue à fabriquer des modèles 405 et 206 sans licence avec des pièces contrefaites en provenance de la Chine.

 

PSA se débat, Renault se développe


Pendant ce temps, Renault continue sur sa lancée et occupe une place de plus en plus prépondérante sur le marché iranien. Cette firme française fournit régulièrement des composants pour la Tondar, la version locale low-cost de la Logan et envisage de lancer vers fin 2015 la Sandero. À l'horizon 2020, ce constructeur table sur une vente de 400.000 véhicules en Iran où il a implanté en 2003 une co-entreprise commerciale et industrielle dont il détient les 51% des actions.