L’usine Renault Tanger respecte l’environnement

Dans son souhait de toujours respecter l’environnement, l’usine Renault Tanger fait appel aux services de Suez environnement pour la gestion des ordures. Après avoir traité 52 800 tonnes de rejets l’an passé, l’usine entend valoriser 75 000 tonnes pour cette année 2015.

Etant donné que la filière de traitement des déchets industriels dangereux n’existe pas au Maroc, le constructeur au losange les exporte vers l’étranger.


En effet, la chasse aux ordures est permanente au sein de l’usine Renault Tanger. Ainsi, on ramasse les plastiques, les cartons et les aciers pour les mettre dans un parc de 4 000 m3. Sita Recycling emploie 77 salariés pour s’en occuper régulièrement.
 

Renault Tanger, une usine proprette


En dehors des métaux, tous les rejets de matériaux sont rassemblés dans le parc de déchets se trouvant à l’intérieur de l’usine. Là, des palettes en bois s’entassent les unes au-dessus des autres et des cartons d’emballage sont triés un à un. Au-dessous d’une benne, des employés flanqués de tenues de protection font le tri des différentes sortes d’ordures : des plus banales aux produits dangereux. Selon l’explication d’un responsable de Suez environnement, une grande partie des chutes de production telles que les cartons est traitée localement.

En effet, depuis la mise en service de l’usine à Tanger en 2010, le constructeur au losange s’est engagé à respecter l’environnement local et à favoriser son développement. Le but étant d’atteindre la zéro émission de gaz carbonique et de faire fonctionner l’économie circulaire. Afin de mettre en œuvre sa politique environnementale, le constructeur français a fait appel à Sita et Métalimpex, deux filiales de Suez environnement dans le cadre d’un partenariat de cinq ans depuis 2011. Quant à la gestion de l’eau et de la climatisation, Véolia s’en charge.

Pour cause, l’usine Renault est la plus grande d’Afrique. Elle se trouve dans la zone franche de Melloussa à 30 km de Tanger et s’étend sur 280 ha. Elle se dote de la certification ISO 14001 pour son système de gestion de l’environnement et entend que la totalité des rejets soit traitée suivant les moyens les plus adéquats.

D’après le responsable Ridouane Debdoui, les ordures en plastique sont broyées avant d’être transportées vers les sous-traitants de Renault pour les transformer en pare-chocs et autres pièces automobiles. Certains bois sont récupérés pour la chaufferie de l’usine. Véolia Environnement en fait essentiellement du recyclage. Combinés avec des noyaux d’olive de production locale et du bois d’eucalyptus importé, ces derniers servent à produire de l’énergie utile pour la climatisation et le chauffage de l’usine. Le concept permet au constructeur au losange d’éviter de rejeter 135 000 tonnes de CO2 par an.

Quant aux déchets d’huile, ils sont stockés dans un hangar, loin des aléas du climat marocain avant d’être acheminés dans les cimenteries où ils sont brûlés. Pour les déchets industriels dangereux ou DID, ceux-ci sont conditionnés, ensuite exportés vers d’autres pays comme l’Espagne pour y être détruits puisque le Maroc n’autorise pas un tel système dans son pays.

 

Des centaines de rejets métalliques sont traités tous les jours


Quant aux autres ordures métalliques, elles sont entassées et traitées dans un autre parc spécialisé se trouvant à quelques blocs du premier. D’après le directeur général de Métalimpex, Thibault Maillard, le métal est compressé en blocs compacts façon César. Le processus se fait dans un vacarme assourdissant de ferraille. Une fois la valorisation terminée, une partie de ces blocs est remise aux sous-traitants pour faire fonctionner l’économie circulaire. Le reste est exporté vers l’extérieur, notamment en Chine. Tous les jours, la filiale de Suez environnement traite jusqu’à 250 tonnes d’ordures métalliques. Si par malheur la machine connaît une panne intempestive de quinze minutes, c’est toute la chaîne de production de l’usine qui doit s’arrêter.

Les pièces détachées en panne ou défectueuses sont également envoyées dans ce parc. Les déchets métalliques ne sont pas triés de la même façon que les autres composants. Toujours selon l’un des responsables de Suez environnement, Renault préfère les détruire au lieu de les voir sur le marché parallèle de l’automobile.

En 2014, le poids total de déchets traités s’élevait à 56 000 tonnes tandis qu’en 2015, celui-ci devrait atteindre les 75 000 tonnes. Avec les nouveaux enjeux mondiaux comme la protection du climat ou la sauvegarde de l’environnement, Renault y prend part et ne manquera pas de les valoriser durant la prochaine COP 22 devant se tenir au Maroc l’an prochain après la COP 21 de Paris.

A noter que depuis 1997, Lydec, la filiale marocaine de Suez environnement s’occupe de la gestion de la distribution d’eau potable et d’électricité. Elle se concentre aussi sur la collecte et le traitement des eaux usées et de l’éclairage public de la région du Grand Casablanca. La société gère également les services de collecte et la propreté urbaine, la mise en place et l’exploitation des centres d’élimination et de valorisation en plus de la gestion globale des déchets industriels. Aujourd’hui, le Suez environnement est en train d’élaborer à Meknès un centre de traitement des ordures ménagères qui pourrait traiter 300 000 tonnes de déchets par an.