Le GLC de Mercedes, la revanche sur le GLK

Suite à l’échec commercial du GLK, le constructeur à l’Etoile décide de tourner la page et prend sa revanche en offrant le GLC, un modèle revu et parfaitement à la hauteur.

Depuis longtemps, Mercedes a cru que son étoile à trois branches et son savoir-faire dans le domaine technique le garderait à l’abri des mauvaises surprises. Tel a été le cas avec la carrière particulièrement décevante du GLK qui n’a pas pu se démarquer face à la BMW X3 ou l’Audi Q3. L’incident a appris au plus âgé des constructeurs automobiles qu’il n’était pas infaillible même sur son propre territoire.

 

La normalisation


En renouvelant le style, il faut cependant penser à réviser son extérieur. En effet, la taille du GLC augmente de 13 cm et donne donc une longueur de 4,53 m. Ses lignes sont plus généreuses et douces tout en gardant le traditionnel capot gigantesque sans lequel une voiture allemande n’en serait pas une. En règle avec les nouveaux principes de design de Mercedes dont plus de courbes et moins d’arêtes, mais gardant une certaine tension dans les lignes, le GLC est une assez grosse voiture élégante pouvant faire tourner la tête de plus d’un. Il s’inspire même par-ci et par-là de ses concurrents. Ceci étant, l’incident GLK est relégué aux oubliettes et le GLC fait rentrer Mercedes dans les rangs.

Le nouveau SUV bénéficie de cotes plus arrondies, son habitacle offre un intérieur plus élargi et sa planche de bord a eu la bonne idée d’imiter celle de la dernière Classe C. En outre, la qualité des matériaux et de leur assemblage est en parfaite harmonie avec l’intérieur environnant. Côté bruit de moteur, le GLC est totalement silencieux. Il offre un confort à toute épreuve et se dote d’une transmission intégrale permanente aux quatre roues en attendant la version 4x2 prévue pour 2016. Actuellement, il est vendu à partir de 46 150 euros.

Sous le capot, le SUV intègre des moteurs relativement puissants, dont deux diesels de 170 et 204 ch et un à essence de 211 ch, remettant pour l’autre version les mécaniques plus modestes. Allégé de 80 kg que son prédécesseur, il pèse 1,8 tonnes. Sans être une bête de vitesse, le nouveau GLC reste de bonne famille et garde sa stabilité sur les routes. Par contre, il importe de recourir à l’efficacité de sa transmission automatique à neuf rapports ; il vaut mieux la mettre en mode manuel quand on attaque les courbes en passant soi-même les vitesses via les palettes situées derrière le volant.

 

Un ensemble de tout terrain optimal


Destiné à un rang plus haut et correspondant au statut de la marque, le tranquille GLC inclut toute la nouvelle technologie. Il s’équipe de tous les systèmes électroniques nécessaires pour une voiture de cette catégorie, dont le freinage automatique et cinq programmes différents ajustant selon la vitesse la réaction des amortisseurs, la force de l’accélération et la rapidité du passage des vitesses. En option, il peut s’équiper d’une suspension pneumatique pouvant faire varier la garde au sol.

La version hybride rechargeable sera pour 2016. D’ores et déjà, on sait qu’il va développer avec ses deux moteurs une puissance cumulée de 320 ch et peut faire 34 km en mode exclusivement électrique. D’après le constructeur à l’étoile, le modèle ne devrait pas rejeter plus de 60g de CO2/km, une qualité pouvant faire augmenter son tarif et réduisant à 390 litres sa capacité de chargement de coffre vu que les batteries doivent être mises dans le plancher.

Ainsi, le catalogue inclut un pack tout terrain, capable de propulser le GLC sur n’importe quel terrain. En offrant ses diverses assistances électroniques et sa transmission intégrale, le SUV offre en effet des aptitudes dignes d’un vrai 4x4, lui permettant d’escalader facilement une pente de 38° et de redescendre avec la même aisance.