Les négociations pour le plan social chez Renault Trucks vont bon train

Les pourparlers concernant le plan social prévu par Renault Trucks du groupe Volvo et visant à supprimer 512 emplois progressent à Lyon. De source syndicale, la direction a diminué à 35 environ le nombre de licenciements secs d’ici fin septembre afin de mettre un terme à un accord.

L’objectif est de zéro licenciement forcé, mais la direction en a décidé autrement. Toutefois, le plan des départs volontaires fait progressivement son bout de chemin et commence à se faire accepter, s’est félicité Olivier Porret auprès de l’AFP. Ce délégué syndical de la CFE-CGC majoritaire dans l’entreprise considère le plan social comme une aberration à cause de son caractère boursier. Ainsi, les syndicalistes sont passés de 300 licenciements secs à 200 pour finir à 60 en juillet et environ 35 actuellement.

 

Suite à l’appel de l’intersyndical, environ 300 employés se sont rassemblés devant le site de Vénissieux dans la banlieue lyonnaise. En effet, la nouvelle réunion du comité central d’entreprise relative au calendrier de la procédure se tenait sur le lieu. La direction proposera la signature d’un accord majoritaire entre le milieu et la fin du mois de septembre selon Mr Porret. Pourtant, les négociations étaient prévues jusqu’à la fin de l’année. Depuis l’interruption par les syndicats des négociations en mi-juin et sa reprise au début de juillet, la direction a préféré ne pas supprimer les 32 postes de gestion de projets et commerciaux prévus. La totalité des suppressions de poste est donc passée de 512 à 480 confirme le syndicaliste. En outre, la même direction a affirmé son souhait de développer la marque Renault Trucks et de stabiliser le niveau d’activité des Etudes et Recherches sur le site de Lyon.

Finalement, les syndicalistes sont parvenus à limiter les dégâts, mais ils regrettent d’avoir dû demander l’intervention des politiciens voire du ministre de l’Economie. Néanmoins, ils saluent et apprécient le travail du cabinet d’Emmanuel Macron qui a en quelque sorte mis la pression sur le groupe Volvo et le ministre suédois de l’Economie.

La direction fait de même pour attaquer le plan social suivant réitère Olivier Repesée, le secrétaire de FO en faisant allusion à un projet d’externalisation d’une partie du service informatique dans lequel seront mis en jeu les postes de 184 personnes. Ils tiendront alors de nouvelles réunions pour le 1er et 14 septembre 2015.