Crise en Ukraine: la Russie s‘en prendra aussi à l‘automobile

Le conflit entre la Russie et l‘Ukraine risque d‘avoir de sérieuses répercussions sur le secteur de l‘automobile.

En effet, la Russie, agacée, entend répondre aux nombreuses sanctions économiques que lui impose le bloc occidental rangé derrière les Etats-Unis.

 

C’est dans un tel contexte qu’on s’interroge sur l’avenir du secteur automobile en Russie, un marché qui n’était guère florissant. La situation est préoccupante, surtout pour le groupe Renault particulièrement bien implanté dans le pays. Elle n’est pas du tout reluisante, mais c’est ainsi. De plus, le Premier ministre russe Dimitri Medvedev a annoncé la mise en place prochaine « de mesures protectionnistes dans plusieurs secteurs » comme dans l’automobile, la construction navale, l’aéronautique et beaucoup d’autres industries. Selon lui, la réponse aux sanctions se fera de « manière réfléchie ».

 

En effet, si la Russie entretient d’importantes relations commerciales avec de nombreux pays, elle est consciente de son poids dans l’économie mondiale, c’est pourquoi elle compte également imposer un embargo sur des produits occidentaux. A ce titre, on note déjà la sanction prise contre le secteur agroalimentaire occidental et la menace d’interdiction de survol du territoire russe aux compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l’Europe et l’Asie via la Sibérie. La Russie envisage de compléter la liste par d’autres sanctions.

 

La menace d’échec qui plane sur le constructeur au losange n’est pas minimisable.