C4 BlueHdi 150 : Citroën aurait dû faire mieux

Apparemment, le restylage de la Citroën C4 ne flatte pas entièrement. Compréhensible puisque, à part quelques retouches esthétiques mineures, le modèle n’a vu que son moteur diesel gagner en couple et en sobriété. L’avenir nous dira si cette version BlueHdi 150 tiendra le coup sur le marché.

Un restylage de la voiture


Mis à mal par la concurrence de ces derniers temps avec Peugeot 308 et Volkswagen Golf, ses principaux rivaux, Citroën C4 n’a pas résisté à un restylage discret qui laisse présager l’avenir douteux du C4. En effet, les retouches ne lui ont accordé que de nouveaux feux arrière à effet 3D à LED, puis de nouveaux projecteurs, et…rien de plus. On entend un peu partout que les talentueux designers auraient pu revisiter davantage ses lignes vieillottes. Et la remarque est aussi valable pour l’intérieur. Le cockpit, dessiné comme celui de la DS4, est un peu dépassé par le temps et puis, l’interface multimédia, devenue tactile, n’est pas forcément une référence en termes d’évolution technologique. Au moins, elle a permis de libérer la console de quelques touches. La C4 a également bénéficié de nouveaux équipements avec accès et démarrage mains-libres au moyen du bouton « Start » se trouvant entre les sièges avant. Son habitacle est correct, mais son coffre de 410 litres le différencie de sa catégorie.

 

Une évolution essentiellement mécanique


Si physiquement la C4 n’a pas connu une grande modification, en revanche ses motorisations ont évolué. Ainsi, le moteur s’améliore avec le 2.0 blue Hdi 150 avec le nouveau 3 cylindres essence de 130 chevaux. Désormais conforme aux normes Euro 6, Il garde la même performance, mais gagne en couple et sobriété. Par conséquent, le modèle revendique ambitieusement 3,8 l / 100 en cycle mixte. Dans la pratique, nous aurons réalisé une moyenne de 5,7l8/100km, ce qui est très encourageant. Officiellement, cette C4 restylée émet 98 g/km de CO2, une valeur exemplaire sur le segment et ce fait la situe dans la zone neutre du « bonus-malus ». Par contre, le gain de couple n’est pas vraiment perceptible une fois en mouvement. Les rapports de boîte sont allongés pour diminuer les consommations et ne permettent donc pas d’exploiter au mieux les 370 Nm, si bien que les reprises et les accélérations deviennent amorphes.

Son atout, ce BlueHdi est à peine perceptible. Ceci lui permet d’avaler des kilomètres sans déranger les passagers. Dédié aux grands rouleurs, il n’est pas proposé avec la boîte automatique EAT6, destinée à l’essence. Dans cette version, il est spécialement associé à une boîte mécanique à 6 rapports et disponible seulement avec la finition « Shine », la plus haute, à partir de 30 330 euros. Son frère, le BlueHdi 120, est en réalité plus convaincant financièrement, car cette voiture est vendue à partir de 23 350 euros et supérieur en agrément. De plus, on peut l’associer à une boîte automatique et peut être combiné à 5 niveaux de finition. Si on tient compte du châssis, la C4 n’est pas intéressante, et ludique non plus, mais elle est incontestablement la plus pratique.

 

Un tarif assez élevé


Le prix de la voiture est assez élevé par rapport à celui de la concurrence dont Volkswagen Golf 2.0 TDi BVM Carat à 31 140 euros, le Peugeot 308 BlueHdi 150 Féline à 31 350 euros l’Opel Astra CDTi 136 Dynamic à 25 900 euros, Ford Focus TDCi 150 Titanium , 26 800 euros. Tous ses rivaux offre en réalité des combinaisons de transmission, d’équipement et de finition. La C4 BlueHdi 150 Shine offerte à partir de 30 330 euros intègre l’essuie-vitre automatique, 4 lève-vitres électriques, la climatisation automatique bi-zone, l’aide au stationnement avant et arrière, les sièges conducteurs et passagers à réglage lombaire, les feux diurnes à LED, les jantes alliage 17", le frein de stationnement électrique, la surveillance d'angle mort, le régulateur-limiteur de vitesse, la navigation sur tablette tactile 7 pouces et le système audio et télématique.