Carlos Tavares reconnaît la fragilité de Citroën

Le Patron de PSA, Carlos Tavares, a fait part de son inquiétude par rapport à la situation fragile de Citroën. Jusqu’ici, la marque aux chevrons n’a pas encore réussi à trouver le positionnement qu’elle a toujours récité. Ce numéro de PSA reconnaît qu’il reste beaucoup à faire pour Citroën.

Le résultat de Citroën est encore inquiétant


Carlos Tavares, reconnaît que la marque aux Chevrons doit encore faire mieux. Le Patron du groupe affirme que les ventes de Citroën ne sont pas satisfaisantes. Au mois de mai, la firme a commercialisé moins de véhicules neufs (particuliers), soit une baisse 16% en France et 5% dans l’Union Européenne. Le plus inquiétant, le constructeur s’est même trouvé sous la barre fatale des 4% des parts de marché sur le Continent. Au niveau international, la marque a fait marche arrière, ce équivaut à -5% sur les 5 premiers mois de 2015, à 481 500 exemplaires, voitures et utilitaires confondus.

 

Le positionnement de Citroën : encore flou


Le Patron de PSA avoue que peut-être le message n’est pas encore compris par beaucoup. Selon lui, il y a encore « un problème d’efficacité dans le pilotage du réseau », dans le cadre de l’accord industriel pour une implantation au Maroc, avant d’ajouter ce positionnement n’est pas encore claire pour la plupart. Il y a un an, la marque annonçait que l’objectif pour le petit break-SUV C4 Cactus est de plus de 100 000 unités par an. La marque est pourtant sensiblement en dessous de ce chiffre en ce moment. Le Patron de Citroën parlait récemment d’une production de 80 000 voitures par an.

 

De bons résultats financiers


Carlos Tavares, Président du directoire, essaie de calmer la situation en assurant qu’il n’a aucune raison de trop s’inquiéter pour la marque aux chevrons. A son avis, ce qu’ils ont entre les mains sont en mesure de « redonner confiance ». Il s’est même permis de dire que lors d’une réunion avec les fournisseurs, ceux-ci ont été reconnaissants et parle de résultats financiers satisfaisants ou presque.

Citroën souffre encore aujourd’hui du retrait de la marque DS. Cela fait maintenant un an que celle-ci a pris son indépendance. Mais de son côté, DS vit aussi de mauvaises expériences: les ventes de ses nouveaux premiums ont nettement reculé de 38% le mois de mai 2015 sur le marché européen. Une baisse qui s’explique par le manque de nouveauté depuis 2011.

Sous l’impulsion de l’ancienne direction de PSA, le SUV DS6, assemblé et commercialisé en Chine le mois de septembre 2015, n’avait pas été destiné pour le Contient. Il était uniquement dédié à l’ex-Empire du milieu. Une mesure suffisamment ambigüe.

A ce propos, Carlos souligne que cette démarche n’aurait pas été acceptée avec le schéma actuel. Il entend par là que, lui, il n’aurait jamais choisi cette option. Selon lui, cela demande des innovations majeures pour Citroën et aussi pour DS en Europe.