La 308 GTi de Peugeot assure et rassure

Près de 40 ans après son invention par Volkswagen, le label GTi passionne toujours autant les amateurs. Si à l’époque, il affichait 110 ch, aujourd’hui, il tourne autour de 300 ch. C'est-à-dire presque autant que la puissance d’une Porsche 911 turbo 3,3 litres en 1977. Autre changement, son gabarit qui s’est un peu élargi.

Une voiture légère


La 308 GTi, avec ses 270 ch peut être classée dans la catégorie dite basse. Elle est signée Peugeot Sport, comme l'a été la 208. Son succès auprès des passionnés est assuré, si l'on juge les efforts mis en place par Peugeot. D'autant plus depuis plusieurs années maintenant, le savoir-faire de la marque n'est plus à démontrer : 800 000 modèles sportifs mis en vente depuis l'apparition de la première 205 GTi en 1984.

Pour le moteur, elle a emprunté auprès de la coupé RCZ R avec sa cessation de la productivité. Il s'agit du 1.6 THP d’origine PSA-BMW. Cette version a la particularité d'être plus disponible à bas régime et dispose d'un couple omniprésent. Ses 1 320 kilos paraissent dès lors plus que légers, mais la vigueur et la sensation demeurent, telle une vieille 205 GTi 1.9 litre 130 ch qui arrivait à peine à atteindre la tonne.

Très affectueusement, on l'appelle la « Grand Tourisme Injection ». Au quotidien, elle est très maniable et en même temps, confortable avec des sièges semi-banquets et un amortissement prévenant.

Par ailleurs, la direction et le train avant frisent la perfection. La précision est ainsi presque totale. Une fois au volant de la 308, le conducteur se régale. Un petit volant enveloppé de cuir, une position de conduite quasi dominante, comme pour la plupart des sportives de la marque, il peut avoir l'impression de ne pas se trouver dans une voiture. Quoiqu'il lui tarde de rouler en pleine vitesse sur les routes départementales. Il va également se retrouver très vite dans la peau d'un pilote de Formule 1. Ce qui n'est pas le cas de tous les conducteurs qui ont tendance à prendre la GTi pour un accessoire. Dommage pour eux !

Avec la GTi, les virages passent presque inaperçus, car le pilote peut les prendre avec des trajectoires au cordeau. La cause à un équilibre que l'on peut aussi qualifier de parfait. Par la même occasion, les chaussées déformées n'auront pas de secret pour elle. En effet, elle va montrer son amortissement même sans pilotage électronique. Adhérence et motricité seront alors optimisées. Selon les spécialistes, les conducteurs bénéficient de tous ces comportements, grâce notamment au glissement limité Torsen, qui a la spécificité d'être livré en série, ainsi que le grip des Michelin Pilot Super Sport.

 

Des défauts à signaler


Mais comme toutes constructions humaines, la GTi n'est pas parfaitement … parfaite ! Elle a aussi des défauts. Comme la plupart de ses concurrentes, elle gagne en efficacité, mais doit céder du terrain en dynamisme. C'est le cas particulièrement de son train arrière qui n'est pas facile à manoeuvrer. Pour qu'il daigne bouger un peu, en entrée de courbe, il faut un gros lever de pied après une déconnexion impérative de l'anti-dérapage ESP. Des interventions tout autant discrètes que raffinées.

Autre inconvénient de la 308 GTi, quand on pousse un peu trop la vitesse, comme jusqu'à 6 800 tr/mn, elle devient irrémédiablement incompatible avec une conduite sur route ouverte, même avec un freinage très endurant et plus qu'efficace.

En bref, les performances de l'un des derniers cris de la marque à la tête de lion sont impressionnantes. Il peut notamment atteindre les 100 km/h en moins de 6 secondes. Sur départ arrêté, il peut très facilement parcourir 1 000 mètres en presque 26 secondes. Pour une familiale, ces chiffres sont hallucinants. Les reprises pouvant très bien faire face avec celles des principaux rivaux comme le Porsche Cayman GT4, ne sont pas en reste. Tant mieux pour les passionnés.