La Peugeot Partner a été testée

La campagne de communication menée par Peugeot concernant ce véhicule ne s’adresse qu’aux professionnels. La seule version disponible est en effet un utilitaire. Les particuliers devront-ils pour autant enlever toute idée de l’acheter ? La réponse est non si l’on se réfère au premier élément remarqué à l’intérieur de ce véhicule

Aménagement du véhicule


On doit cette possibilité à la banquette 3 places. Cette dernière devra sûrement constituer la principale arme de séduction utilisée par Peugeot auprès des petites et moyennes entreprises. Aucun véhicule du marché et de la catégorie ne permet pas en effet de profiter d’un tel aménagement. Qu’en est-il de la Kangoo ? Il s’agit d’un test relatif à un utilitaire électrique, nous n’avons pas considéré ce modèle. Nous n’oublierons pas d’en parler lorsqu’une version ZE disposant d’une banquette de cet utilitaire de Renault est mise sur le marché.

Cet aménagement est-il vraiment important ? La réponse est oui. Avant de se rendre au chantier, un entrepreneur peut déposer ses deux enfants au collège ou au lycée. Au chemin du retour, il peut se trouver avec deux de ses apprentis pour un briefing à domicile ou seulement pour les raccompagner dans leur quartier respectif. Pour la praticité, Peugeot n’a pas oublié de prévoir sous cette banquette un rangement. Le siège latéral, lui, peut « disparaître » pour permettre à l’utilisateur de disposer d’un supplément de 400 litres en volume et de 1,2 mètre en longueur.

 

Le tableau de bord


Les personnes qui se sont déjà trouvées dans l’habitacle d’une voiture électrique n’auront pas de mal à reconnaître les trois éléments du tableau de bord. Celui de la droite est le compteur de vitesse. Il est côtoyé par un petit cadran affichant le niveau de charge de la batterie de traction et un indicateur permettant de connaître ce que livre le système d’air conditionné. L’éconoscope, évaluant la régénération à la décélération et l’intensité de la consommation énergétique à l’accélération, se trouve à gauche. L’élément du milieu devra avoir sa place dans tous les véhicules électriques.

Evolution technologique oblige, Peugeot propose aux utilisateurs de sa Partner électrique des systèmes de chauffage et de climatisation. Il faut directement le souligner, pour ne pas compromettre l’économie, le mieux est de ne pas les utiliser, sauf dans les conditions (climatiques) extrêmes.

 

L’autonomie et de la prise en main


L’autonomie officielle annoncée par Peugeot à chaque présentation du Partner Electrique dans un salon automobile est de 170 km/h, soit 177 Wh par kilomètre. On ne peut cependant espérer dépasser le cap de 150 km en mettant en marche le chauffage et la climatisation. La performance énergétique se réduit également en fonction de la fluidité de la circulation. Ainsi, dans les villes ayant un important trafic, atteindre les 140 km sera un exploit. Dans les banlieues moins animées, on n’aura pas du mal à frôler les 170 km/h affichés par le constructeur, en théorie bien sûr.

La prise en main, il faut le reconnaître, ne devra vraiment pas être facile pour une personne qui se trouve, pour la première fois, au volant d’un véhicule électrique. Elle sera moins complexe pour un habitué. Le démarrage requiert, en plus de tourner la clé de contact, un appui soutenu de la pédale de frein. Pour le sélecteur de marche, la classique grille P-R-N-D a été préférée. Il ne faut donc pas s’attendre à un élément sous forme de levier au tableau de bord. Ce choix aurait été fait pour dégager de l’espace à l’avant, la banquette du front étant destinée à trois personnes. Le fait de voir cet élément à l’intérieur de la BMW i3 laisse cependant planer les doutes sur cette hypothèse.

 

La vitesse du véhicule


Dans la pratique, personne n’a pu finir les 170 km affichés par la marque française à chaque présentation de son Partner Electrique. Lors d’un récent test effectué dans la périphérie des Rennes, on a pu atteindre les 140 kilomètres, et ce, à une vitesse allant de 75 à 95 km/h. Pour une utilisation en ville donc, l’autonomie pratique devra environner les 100 kilomètres. Elle pourra même être plus faible si les conditions météorologiques sont mauvaises. Cela ne constitue cependant pas réellement un handicap de l’utilitaire de Peugeot. Ce défaut est en effet encore inhérent, il faut le noter, à l’univers des véhicules électriques. Aucune des concurrentes de la marque au Lion ne peut se targuer d’avoir une voiture électrique 100% fidèle, dans toutes les conditions, à la performance énergétique annoncée par leurs constructeurs.

Aucun « testeur » ne s’y est pas encore aventuré, mais en roulant plus puissamment, à plus de 100 kilomètres à l’air, on pourrait être plus proche des 170 km déclarés par Peugeot. La prudence est cependant de mise dans ce cas, surtout avec un véhicule qui n’émet aucun bruit de moteur et ne permet pas de savoir à quelle vitesse on roule réellement.

 

Comportement routier


Si le confort acoustique est, pour vous, le principal critère de choix pour l’achat d’une voiture, le Peugeot Partner Electrique ne pourra sûrement pas vous décevoir avec ses accélérations pétillantes et discrètes. Sur les files à deux voies d’une ville moyenne, la voiture électrique ne rougit pas face à des automobilistes qui souhaitent rapidement prendre le bon côté à l’approche d’un feu de signalisation. Elle n’y trouvera même pas des concurrentes sérieuses, à l’exception des motos, bien sûr. Ce qui constitue déjà un exploit pour un véhicule ayant une puissance de 49 KW, un exploit que l’on ne peut cependant réaliser lorsqu’il y a une importante quantité des marchandises dans la cellule dédiée à cet effet. A noter cependant que dans telles circonstances, la version 1.6 HDi 90 ne pourra pas mieux faire. Mais, avouons-le, elle passe de 0 à 100 km/h en 12,8 secondes contre 18,7 pour l’électrique. Elle gagne aussi le duel en termes de départ arrêté avec 18,8 secondes contre 20,6. Elle reste cependant faible par rapport à l’électrique lors des premières dizaines de mètres.

 

Un véhicule idéal sur les voies rapides


Il faut directement le dire, les personnes qui prévoient d’utiliser la Partner de Peugeot exclusivement en ville ne pourront pas éviter la déception. Le véhicule n’est en effet parfaitement à l’aise qu’en périphérie. Plusieurs de ses tests récents le confirment. Tel est le cas de celui effectué dans la région rennaise. Pour la même distance, la performance, dans tous les sens du terme, ne pourra jamais être la même sur un départemental et sur les voies rapides. Le constat semble être peu croyable pour les personnes qui s’estiment se connaître dans l’univers automobile, mais les voies rapides constituent l’option la moins énergivore. Plusieurs facteurs y participent, en ne citant que le relief gommé, la quasi-inexistence des virages ou giratoires, la possibilité de rouler à une vitesse plus élevée d’une manière régulière. On ne peut cependant profiter pleinement des avantages de cette option qu’aux heures où le trafic est plus faible. Les départementales, de leur côté, peuvent renfermer de nombreux pièges, et ne sont ainsi conseillées qu’aux personnes qui les connaissent réellement. Les applications permettant de trouver toutes les possibilités d’aller d’un point à un autre avec un véhicule électrique peuvent aider pour trouver la meilleure option possible.

 

Une voiture au repos


Si elle ne se trouve pas sur la route, la Peugeot Partner devra être connecté à une simple prise domestique ? Il est ainsi difficile de le voir au repos, sauf si son achat est seulement lié à un besoin d’avoir un véhicule électrique chez soi. Les 100 kilomètres, ou plus, dépassés, son propriétaire est obligé de sortir le câble de 5 mètres fourni pour faire le plein d’électricité. Lorsqu’il est effectué sur une installation classique, le rechargement devra prendre 15 heures. L’intensité de recharge ne peut en effet dépasser les 8A dans ce cas. Le temps d’attente peut cependant être réduit à 8h30 pour les personnes disposant d’une installation sécurisée. Cette dernière permet en effet de recharger à 14A. Dans ce cas donc, toute une nuit suffit pour pouvoir parcourir environ 100 kilomètres, voire plus.

Vous vous définissez comme gros rouleur ? Pourquoi ne pas penser au dispositif de charge rapide CHAdeMo. Ce dernier est proposé en option, à 780 euros. Il est, certes, à la source d’une facture un peu salé, mais figure en tête des options les plus utiles pour ce nouveau bijou écologique de la marque au Lion, aux côtés de la banquette Multi-Flex bien sûr. Le connecteur lié à cette option se trouve sous une trappe destinée habituellement au versement d’un carburant.

 

2 longueurs et plein d’options


Les personnes qui souhaitent s’acheter ce partenaire peuvent choisir entre deux longueurs : 4,38 mètres pour un volume de charge de 3,3 m3 et 4,628 mètres pour un 3,7m3. Peugeot a donc conservé la « formule » qu’il a déjà utilisée avec les versions thermiques, et ce malgré les deux packs de batteries. L’espace disponible est encore plus important pour les utilisateurs qui dépensent 348 euros pour avoir la banquette Multi-Flex : 3,7 ou 4,1 m3 supplémentaires. Cette option permet par ailleurs de faire faire évoluer la longueur de la charge de 1,8 à 3,24 m et de 2,05 m à 3,24 m. Si votre activité professionnelle en a besoin, trouvez parmi la séparation des cellules, les éléments de sécurité, de navigation et de confort, les portes coulissantes et les vitrages les autres options qu’il vous faut.

 

Le prix de vente de la voiture


Au début du mois de septembre 2015, le prix du véhicule pour la version 4,38 mètres L1 est de 25 200 euros hors taxe et celui de la version de 4,628 mètres L2 de 26 250 euros taxe. Au prix de vente de la voiture peuvent s’ajouter ceux des options souhaitées par l’utilisateur pour profiter pleinement de l’utilitaire. Les personnes qui optent pour le Partner Electrique ont cependant l’avantage d’être propriétaires des batteries de leur véhicule. Elles sont ainsi épargnées des frais de locations, contrairement aux détenteurs d’un Renault Kangoo Z.E.