Peugeot 308 BlueHDi 100 : les plus et les moins

On pensait que Peugeot ne s’investirait vraiment plus au diesel, mais il n’en est rien. Le lion a en effet lancé sur le marché, au début de l’année scolaire, une version BlueHDI 100 de sa 308.

Celle-ci a l’avantage d’être plus énergivore, pour un prix réduit de 3000 euros comparé à la version BlueHDI 120. Mais a-t-elle plus d’atouts que cette dernière ? Voici des éléments de réponse.
 

Beaucoup de bénéfices sur papier


Tous les connaisseurs de produits Peugeot partagent le même avis. Les 308 Pure Tech 110 et 130 essences ne pourront jamais rougir devant les versions diesel en termes de conduite, de tarif et d’image reflétée à la société. Cependant, si plus de 20 000 kilomètres s’ajoutent habituellement par an à votre tableau kilométrique, vous pourriez encore vous demander s’il n’est pas plus avantageux d’opter pour un produit de la gamme « mazout ». Si vous n’étiez pas par ailleurs attentif aux nouvelles concernant la marque au lion ces derniers temps, pensez que l’HDi 92 a laissé sa place au BlueHD 100 lors de la rentrée. Ce qui rappelle le remplacement de l’Hdi 115 par l’HDi 120 il y a maintenant une année.

Cette nouvelle version a de quoi attirer les utilisateurs sur le papier, en gagnant 8 chevaux et 24 Nm de couple comparé à l’HDi 92. Sa consommation reste cependant légèrement supérieure de 0,1l à celle du HDi 92. Ce qui ne devrait pas constituer un réel obstacle pour l’achat. Cependant, étant doté d’un catalyseur SCr, la première 308 diesel n’a pu éviter un surcout allant de 500 à 700 euros. On voit par ailleurs que pour un même budget, on ne peut plus obtenir les mêmes options. Avec 650 euros par exemple, on ne peut plus espérer l’accompagnement par une deuxième prise USB de l’option GPS. Même constat en ce qui concerne la sellerie, qui passe de l’alcantara en simple tissu.

 

Un comportement routier meilleur que la précédente version


La flexibilité en milieu est un atout de séduction de la BlueHDi 100 auprès des utilisateurs. Avec sa puissance réduite, le petit bijou de Peugeot se comporte même mieux que son prédécesseur et bon nombre de ses concurrents sur autoroute et inspire une totale confiance. On doit notamment cette prouesse à la nouvelle valeur de couple qui contribue à l’amélioration des relances. Le passage de 80 à 120 km à l’heure se fait désormais en 12,8 secondes alors qu’il nécessite 14,2 secondes avec la version HDi 92. Un exploit pour un véhicule ayant une boite aux rapports allongés. Si l'on est en quête de puissance, la rétrogradation n’est pas nécessaire à vide. Ce qui permet de se passer de la commande de boite et de conserver un maximum de mainmise sur le véhicule.

En termes de confort auditif, la nouvelle 308 BlueHDi 100 donnerait même envie aux détenteurs d’une 208, pourtant dotée du même bloc, de se débarrasser de leur véhicule. Cela est dû à une insonorisation plus efficace. Le bruit plus puissant à l’accélération n’est que trompeur. À vitesse stabilisée, malgré de légères vibrations, le moteur reprend un ton capable même de faire endormir les occupants de la nouvelle version de la 308. Enfin, cette dernière dispose d’un Stop & Start d’une retenue acceptable, avec cependant un niveau inférieur à celui d’un système à alternodémarreur.

 

Peut mieux faire en termes d’habitacle


Il n’y a que peu de choses à critiquer aux places avant. Ce dernier est vraiment digne d’un modèle ayant deux ans d’âge. Même s’il requiert un petit temps d’adaptation, l’écran central tactile fournit encore plus d’élégance à la planche de bord. Une sensation d’agilité est au rendez-vous sur autoroutes, et la maniabilité en milieu urbain avec le petit volant. À cet avantage s’ajoute un excellent niveau de confort, avec la quasi-impossibilité de ressentir les dos d’ânes, les trous, les raccords et les bosses. Mais cela ne suffit cependant pas pour qualifier le véhicule de première classe.

Les occupants de la banquette arrière peuvent être rapidement déçus, à cause de l’insuffisance d’espace pour les jambes, notamment pour les grands gabarits. Ils pourront se dire qu’occuper la même place avec un Volkswagen Golf est mieux, mais l’allemand, il faut le savoir, propose un coffre inférieur réduit. Ce dernier est en effet seulement de 370 litres contre 420 litres pour sa rivale française. Les connaisseurs de ce segment préfèrent donc recommander la carrosserie break Sw, en option (1300 euros), pour les personnes souhaitant s’acheter une 308 BlueHDi 100 pour leur déplacement en famille.

 

La 308 VlueHDi 100 devrait-elle avoir peur de la concurrence ?


La réponse est non, bien que le nom de la pire ennemie est Volkswagen Golf. Cette dernière profite seulement du grand renom du constructeur allemand pour s’imposer sur le marché européen, car, en termes de performance et de confort, elle ne fait pas mieux que la 308 Blue HDi 100 de Peugeot. Elle ne tardera par ailleurs surement pas à souffrir du scandale de fraudes sur le contrôle des émissions de gaz à effets de serre impliquant le groupe Volkswagen. Pourtant, le tarif de la voiture est similaire à celui de sa concurrente française : 24 510 euros (spéciale édition), contre 24 400 pour une 308 Style pour presque le même équipement.

Ayant plus de cinq ans d’existence, le terme « concurrente » ne semble plus convenir à la Citroën. La Peugeot 308 pourrait cependant perdre en visibilité après le lancement, au début de la prochaine année, de la nouvelle version de la Renault Megane. En attendant, elle devra se contenter de la concurrence en interne en faisant face à la version BlueHDi 120, disposant de la même finition, mais se vendant avec un surplus de 1300 euros. À ne pas oublier la 308 Puretech vendue à 1650 euros de moins, mais qui fournit plus de confort auditif et de performance énergétique pendant plus de 700 kilomètres.