Peugeot-Citroën joue franc-jeu sur la consommation réelle de ses véhicules

Dorénavant, les yeux des consommateurs sont braqués sur tous les constructeurs automobiles après l’affaire du dieselgate qui a incriminé le groupe Volkswagen. Les plus concernés sont ceux produisant des véhicules diesel, également des présumés tricheurs de l’avis de leur clientèle.

Pour ne pas être considéré comme tel, PSA Peugeot-Citroën, par le biais de son Président Directeur Carlos Tavares a ordonné ses ingénieurs à effectuer des travaux de vérification. Ceux-ci concernent la conformité des résultats de contrôles anti-pollution et les propositions d’amélioration.

Ainsi, le groupe précise dans un communiqué que ses voitures n’ont jamais intégré de logiciel ou de dispositif permettant de détecter un test de conformité et d’activer un dispositif de traitement des polluants dont les NOx ou Oxydes d’Azote, restant inactif lors de l’usage client. En outre, PSA ajoute que durant l’année 2014, 4 300 voitures des deux marques ont été prélevées en usine d’une manière aléatoire afin de permettre la vérification de la conformité de leur homologation.
 

Des informations relatives à des tests en conditions réelles


En effet, les journalistes spécialisés de la presse auto et les associations de consommateurs ont demandé depuis longtemps que l’on fasse les tests en conditions réelles. Aujourd’hui, la Commission Européenne élabore activement de nouvelles normes d’homologation appelées WLPT et RDE, des normes devant être appliquées en 2017. Ces nouveaux tests doivent correspondre de plus près possible aux conditions d’usage réelles de n’importe quel conducteur. Afin de garder la confiance de sa clientèle en lui, le groupe entend alors publier le plus vite possible les consommations réelles de ses voitures via le contrôle d’un autre organisme indépendant et d’effectuer les dispositions techniques permettant d’aller au-devant de ces nouvelles dispositions du WLPT.

 

Le WLPT


C’est le Worldwideharmonized Light vehicles Test Procedure, la nouvelle norme d’homologation que les chercheurs ont mis 7 ans à élaborer et à mettre au point. Elle va donc supplanter la NEDC ou la New EuropenDriving Cycle, l’ancienne norme datant de 1990 et actuellement obsolète. Autre que l’Europe, d’autres pays comme l’Inde, la Chine, la Russie, le Japon, l’Australie et la Corée du Sud reconnaissent le WLPT. Par contre, deux pays dont les Etats-Unis et le Canada ne votent pas en faveur et choisissent de garder leurs propres normes d’homologation qui correspondent néanmoins aux conditions réelles d’utilisation.

A l’opposé du NDEC avec lequel la période d’homologation ne durait qu’une vingtaine de minutes et ne se faisait que sur une distance d’une dizaine de kilomètres seulement dans un lieu fermé et sur des bancs à rouleaux, le WLPT lui exigeait une plus longue durée de trente minutes et 23 km. Dans la même optique, si les tests de NEDC se font en deux parties, ceux de WLPT s’effectuent en 4 parties dont avec des vitesses lentes, des vitesses moyennes de 46, 5 km/h, des rapides et très rapides. Cette procédure permet de faire une simulation de roulage en ville, sur une route classique et sur autoroute. Pour cela, les bancs de roulage sont toujours fiables.

Avec cette nouvelle norme, les 95 g/km d’émission de gaz carbonique, l’objectif fixé par l’Union Européenne à l’aube de 2020 ne seront pas accessible, l’obligeant à revoir à la hausse ce chiffre.