Peugeot Satelis 400 RS : l’irrésistible scooter français

En 2012, le scooter français a connu un renouvellement remarquable avec le Satelis 125. Un an après, le salon Eicma de Milan où Peugeot présentait un autre modèle, le Satelis 400. Cette fois-ci, la marque au lion laisse derrière elle les motorisations d’origine Peugeot pour s’approprier du bloc maison du trois roues Metropolis.

Caractéristiques générales du véhicule


Ce monocylindre 4 soupapes à refroidissement liquide et à injection d’essence se démarque par une puissance imposante de 37,2 chevaux, ce qui le place au sommet de son énergie. Il reprend les lignes du 125 fraichement rajeunies et retrouve son châssis affermi pour encaisser le surcroit de tempérament provoqué par le bloc inauguré sur le Metropolis. Avec un diamètre plus important, la fourche accueille 2 disques de frein. Un petit bémol, pas d’ABS, ni même un freinage couplé pour le moment, un petit handicap devant la concurrence. Enfin, la dimension de 14 pouces pour les deux roues.Sur le plan esthétique, le nouveau Satelis est du même type que les GT, même s’il dispose d’un volume assez contenu, affecté d’une petite touche sportive dans sa définition RS.

 

Des détails convaincants


Notre RS renferme dans la corbeille certains éléments assez séduisants, dont une selle spécifique, un plancher inox, des protections latérales Top Block, la fourche et le carter de transmission recouverts de noir, les jantes, une déco spécifique et une bulle sport Ermax fumée, plus courte que celle équipant en option notre RS, similaire à celle montée d'origine sur les Satelis. Le nouveau RS s’est doté encore de l’option dénommée « top case ». Rien n’est plus original, mai, par conséquent, avec un prix à la hausse de quelques centaines d’euros, comparé à la version de base. Apparemment, ce prix plus élevé ne trouve une justification plus réelle qu’un physique un peu plus sportif et des teintes particulières. Cela vaut-il la peine ?

En observant de près le scooter, nous apprécions sa finition bien travaillée, séduisante dans l'ensemble, et plusieurs aspects pratiques soignés par le constructeur. La béquille latérale permet de laisser tourner le moteur, sans pour autant autoriser de démarrer. Par ailleurs,il bénéficie de plusieurs espaces de rangement. La partie arrière de la carrosserie se soulève avec la selle, offrant un coffre assez profond pour mettre des raquettes de tennis, par exemple, et suffisamment vaste pour y loger 2 intégraux.

 

Atout et fausse note


Toutefois une fausse note, lorsque le Satelis est doté du « top case », car il faut à l’avance le basculer vers l’arrière. Il importe de bien le verrouiller préalablement, pour éviter de voir tout le contenu s’exposer par terre. Cette situation pourrait être embarrassante si par exemple vous venez juste d'acheter des œufs, ou des produits du genre…Aussi, le centre du guidon se montre malicieux avec un petit couvercle abritant un vide-poches facilement accessible.

Une touche plutôt classique, la trappe verrouillée à clé sur le côté gauche du tablier, et qui renferme une prise allume-cigare. S’agissant encore du tablier, un crochet repliable permettra de fixer un sac entre les jambes tandis qu'un petit portillon à la naissance de la selle abrite une housse hydrofuge pour la recouvrir au cas où la pluie vient s’en mêler. Toujours dans le tablier, 2 évents d'air chaud indispensables notamment en hiver, avec la pose d'un tablier.

 

Une finition bien raffinée


Le tableau de bord comprend un compteur et un compte-tours. Entre les deux se trouve un pavé LCD aux multiples informations : température d’eau, température extérieure, jauge à essence, heure, kilométrage total et partiel, consommation moyenne et instantanée, autonomie restante, avec, hélas, un seul petit bouton-poussoir pour commander le défilement des informations, le réglage de l’heure, et la remise à zéro. La liste n’est pas encore finie. Encore beaucoup d’autres petits détails plaisants comme les doubles optiques halogènes soulignés de Leds, les rétros carénés avec rétrovision asphérique, les feux arrière Leds, le warning et l’appel de phares, le coupe-circuit maispar contre l’absence de frein de parking, quelquefois nécessaire.

 

Idéale pour une petite escapade


Notre RS dépasse joyeusement les 150 km/h réels. Avec un pareil engin, vous pouvez faire de l’interurbain sans tracas! Un peu dérangeant, un bruit assez envahissant et des vibrations sous les 4 000 trs/min. Comparé à un scooter grand tourisme, il est relativement compact et montre un comportement routier impeccable, même à vitesse élevée, et même avec le top case, ce qui ne va pas automatiquement de soi.Le freinage est vigoureux avec les 3 disques et sensation agréable, c’est garanti. A part l’absence d'ABS donc, qui est un "bonus" essentiel sur ce type d’engin. Notons le décrochement dans la selle figeant la position du pilote, ainsi que l’amortissement un peu trop ferme en ville, à basse vitesse. Idéale pour une sortie hors ville, son gabarit relativement contenu n’apparait pas vraiment comme handicap, le Satelis s’avère comme une arme pour le commuting, et se réjouira bien d’une bonne escapade le week-end. Sans doute, il ne procurera pas les mêmes sensations qu'un Tmax, mais à 6 299 euros, soit presque la moitié du prix du véhicule japonais, cela vaut bien la peine.