Peugeot veut encore se faire une bonne image

Le PDG de la marque au lion s’est ouvertement prononcé sur les actualités chaudes de la marque, à quelques semaines du fameux salon de Francfort. Il a soulevé les nouveautés ainsi que les restructurations de la gamme Peugeot s’inscrivant dans le projet de lancement « Back in the Race », entamé en 2012.

Examen rétrospectif de la gamme Peugeot


Quelques jours avant l’ouverture du salon de Francfort, le PDG de Peugeot, Maxime Picat, s’est d’abord exprimé sur le bilan qu’il peut faire concernant les actualités chaudes et les projets de la marque au lion. Il a indiqué que le groupe est aujourd’hui arrivé à ses 13 modèles différents, sans compter les utilitaires. Il a fait remarquer par ailleurs que la marque est « au bout de sa simplification ». Actuellement, les modèles avec 0 sont les berlines, et les modèles avec deux 0 sont les SUV. Au début, selon lui, beaucoup de constructeurs automobiles s’en sont méfiés, mais finalement tous ont suivi la tendance. Le client pourrait perdre le repère face à des choix de gamme trop importants. C’est la raison pour laquelle la marque n’envisage pas encore d’inventer un premium dans un futur proche. Il a toutefois confié l’ambition de devenir le meilleur constructeur généraliste. Pour le cas du modèle RCZ par exemple, où il avait beaucoup investi en épargne, en énergie ou aussi en homme. Mais le reste de la gamme a bien souffert. C’est ainsi que la marque s’est plutôt penchée sur le 208 et le 308.

 

Le point fort des modèles Peugeot comparé aux concurrents


Pour donner son avis sur l’atout de la marque au lion, le PDG affirme que la qualité est toujours au centre des préoccupations de la marque qu’il dirige. Selon encore le n°1 de Peugeot, l’entreprise a fait un grand pas en ce qui concerne la qualité esthétique de ses véhicules. Entre autres, l’ « i-cockpit » est aussi une touche assez originale et qu’il donne un caractère à ses modèles. Il ne s’agit pas seulement de la visuelle, mais également de la qualité des matériaux constitutifs du véhicule. Ce fait justifie selon lui l’explosion des ventes des voitures les plus hauts de gamme de Peugeot.

 

Aucune nouvelle berline plus grande en vue


« Je ne crois pas à une plus grande berline que la 508 », confie-t-il. Il estime par ailleurs que ce n’est pas la longueur du véhicule qui fait le haut de gamme, mais la qualité de finition et, quelque part, le sentiment de confort qu’il procure.L’apparence, en tous cas, ne suffit pas. En plus, il n’est pas persuadé qu’un rétrécissement des futurs modèles SUV soit une bonne idée.

 

L’usage de l’aide à la conduite est compatible avec un modèle sportif


D’après le PDG, l’utilisation des aides numériques à la conduite n’est pas contradictoire à un modèle sportif. Chaque conducteur a le choix, dit-il, entre activer et désactiver le système électronique selon le trajet ou le type de réseau routier sur lequel il s’engage. On peut bien se faire le bonheur au volant sur une route agréable, mais on peut autant se faire plaisir avec ces options numériques. Pour ce qui est de l’hybride air, il a fait remarquer que la technologie marche tout à fait, mais les conditions ne sont pas pour le moment propices à son développement. Peugeot s’oriente aujourd’hui davantage vers l’hybride électrique et le tout électrique. Les conditions ne sont pas encore réunies pour engager des investissements appropriés à son essor.

 

Peugeot et le marché international de l’automobile


Pour envisager de percer dans l’international d’une manière équilibrée, Peugeot doit s’ouvrir à plusieurs marchés étrangers comme le cas du Maroc où la marque dispose déjà d’une unité de production. En ce qui concerne la Chine, elle représente environ 25% des ventes mondiales de la marque au lion. C’est la raison pour laquelle on ne doit pas négliger le poids chinois sur le marché. Maxime parle aussi d’un retour en Inde; toutefois cela exige une préparation sérieuse, car il s’agit là d’un marché assez particulier.