Audi A4 : les premières impressions

Une nouvelle arme signée Audi s’apprête à rejoindre les champs de bataille du segment de la familiale. Elle s’appelle A4. A-t-elle assez d’arguments pour convaincre sa cible ? Il semble que cela soit le cas compte tenu des nouveautés proposées, en ne citant que les technologies destinées précédemment aux rangs plus élevés.

Evolution de l’apparence de l’Audi A4


A première vue, la nouvelle Audi A4 semble avoir repris en totalité les lignes de son prédécesseur. A y voir de près, il est facile de détecter les changements. De ce fait, l’apparence globale a été maintenue. Cependant, en allant encore plus loin on remarquera les différences, notamment sur les dessins de la calandre, de l’arrière et du capot. Comment peut-on donc qualifier ce travail de la firme allemande pour l’allure de son nouveau porte-étendard ? Le terme « révolution » ne convient plus. Il faut plutôt parler d’évolution.

La stratégie de la marque semble quelque peu incohérente. Pour rappel, celle-ci a opté pour un renouvellement total de son récent SUV Q7. Elle est pourtant une fervente partisane de la maxime « il ne faut pas changer un système qui marche » : en suivant ce précepte, elle a pu jusqu’à présent vendre ses voitures à plus de 10 millions d'exemplaires.

 

Renouvellement de l’Audi A4


La familiale n’a pas connu trop de changements sur la robe. Ailleurs, la révolution a été préférée à l’évolution. La nouvelle A4 n’a pas repris ni l’équipement, ni les motorisations, ni les châssis de son prédécesseur. Elle est plus imposante. Toutefois, elle pèse 120 kg de moins par rapport à ses autres familles proches. Bien que disposant d’une puissance pouvant dépasser de 25% son prédécesseur, l’Audi A4 consomme moins de 21%. Elle se distingue par ailleurs de ses concurrents directs par un coefficient de pénétration dans l’air de 0,23, soit l’équivalent de celui de la grande A8.

L’Audi A4 mérite sa place auprès des véhicules haut de gamme du constructeur allemand. Elle intègre en effet toutes les nouvelles technologies que possèdent ces derniers. Mieux encore, elle offre quelques petites nouveautés parmi lesquelles notamment l’assistance embouteillage permettant de bénéficier d’un système automatique de pilotage de 0 à 65km/h ; sans compter également l’avertisseur de sortie informant les véhicules se trouvant à l’arrière en cas d’ouverture des portes et l’assistant prédictif, une technologie d’optimisation de conduite.

 

Motorisation


L’Audi A4 a sous son capot, soit un TFSI, soit un TDI de deux litres, soit un V6 diesel. Le premier se décline en deux versions : 1,4 litre de 150 chevaux et 2 litres de 252 chevaux. Il en est de même pour le second, réparti en versions de 150 et 190 chevaux, et pour le troisième et ses puissances de 218 et 272 chevaux. Indépendamment de la version, on aura le choix entre deux types de châssis. Un pilotage de châssis est possible en option.

Par ailleurs, la firme allemande n’a pas négligé la finition et l’équipement. Par exemple, des tablettes amovibles accolées au siège avant se trouvent à la disposition des passagers arrière de l’Audi A4, sans oublier une connectivité de haute qualité. Mais tout cela a un prix. La version la plus basique nécessite un budget de 30 850 euros environ. Pour acquérir la version Design Lux équipée de système quattro et de transmission automatique à 8 rapports, il faut 58 300 euros. Et pour bénéficier des options supplémentaires, il faut débourser jusqu’à 70 000 euros.

Cette nouvelle version de l’A4 risque donc de suivre la trace de son prédécesseur dont les potentiels acheteurs étaient des entreprises et des loueurs en 2014. Les particuliers ne représentaient même pas le quart.

 

Essence ou diesel ?


Les essais réalisés jusque-là n’ont concerné que les versions essence de 252 chevaux et diesel de 190 chevaux. Leurs auteurs ont pour la plupart désignés cette dernière comme la meilleure. Ils ont notamment expliqué ce point de vue par la disponibilité du diesel 190 chevaux dès les plus basses rotations, par le confort acoustique offert et l’inexistence de vibration. Quant à l’essence, elle émet une voix timbrée. Elle devrait cependant facilement faire de l’ombre à son concurrent direct de chez Jaguar par son audace à la montée des tours. Mais ces deux versions se valent toutes en termes de puissance, de confort et d’équipements intérieurs. Elles sont donc mieux armées pour rivaliser efficacement avec la Classe C de Mercedes, toutefois elles devront faire mieux pour atteindre le niveau de la Série A de BMW.