Mercedes est en train de rajeunir

Le Dr Dieter Zetschepeut se félicite. Ce patron de Mercedes aurait réussi à rétablir l’image de la marque à l’étoile. En 2010, ce grand docteur s’était lancé dans un grand ménage et avait déclaré qu’il veut« nettoyer » l’ensemble des modèles étoilés.

Le but étant de retrouver sa position, la première, dans l’univers des voitures haut de gamme.Voilà un défi sérieux puisqu’à ce moment les plus âgés semblaient avoir oublié Mercedes au profit d’Audi ou BMW, ses frères rivaux.
 

L’esthétisme avant tout


Pour ce faire, Mercedes s’est attaquée en premier lieu au design de ses modèles. Donc il n’est passé par quatre chemins. Ainsi, Dieter Zetsche a décidé de pousser à fond le design des voitures de la gamme au cours de son renouvellement. Par là, il entend séduire les « quadras » et autres « quinquas » disposant d’un certain pouvoir d’achat. Les carrosseries carrées et les phares ronds sont désormais laissés aux oubliettes pour céder la place aux courbes élancées et aux angles racés, tout en gardant ses traits caractéristiques : le sigle de l’étoile et la grille de calandre imposante. Il a voulu faire du « luxe moderne », comme le montre la plaquette publicitaire.

La « remise en forme » avait débuté en 2012 avec la citadine classe A, suivie en 2014 par les berlines Classe C ou les limousines S. La naissance entre-temps de crossovers et de SU avec des silhouettes bien accueillies actuellement dans le premium confirme le succès. D’ailleurs, Dieter Zetsche a déjà annoncé à un moment donné que 80 % des acheteurs de la nouvelle version de la Classe A sont de nouveaux clients. Un responsable de la marque a même affirmé que, sur l’hexagone, la moyenne d’âge de l’acheteur aurait baissé de dix ans.

 

Maintenant place à la course au podium


Les retouches design ne sont pas tout. L’offensive s’accompagne également d’une nouvelle technique marketing. Si la Formule 1 est toujours au top, les communicants de la marque à l’étoile jouent avec l’univers de la mode, jonglant avec les « FashionWeeks » et participant à des« dance-floors select ». Et comme ses frères allemands, le constructeur s’est lancé définitivement dans la « nouvelle bagnole », lâchant depuis 1 ou 2 ans les chevaux sur l’aspect propreté et technologie, sur la « connectivité » et l’« électromobilité». Par exemple, cela se fait sur l’intégration du système CarPlay d’Apple dans les habitacles ou en misant sérieusement dans l’électrique et l’hybride. Bref, il ne fallait pas laisser la place au nouveau venu du luxe, ni se contenter de la concurrence actuelle.