Affaire Volkswagen : des remboursements pour les clients ?

Selon un rapport parlementaire publié le 30 octobre 2015 par les médias allemands, des remboursements seraient en vue pour les propriétaires de voitures volkswagen, « victimes » du moteur truqué antipollution.

Le groupe automobile sanctionné

 

Le service scientifique du Bundestag qui représente la chambre basse allemande du parlement a tiré quelques conclusions à la suite d’une expertise. Cette dernière précise que si la voiture consomme davantage de diesel après son passage à l’atelier et la désactivation du logiciel trompeur, il sera possible d’évoquer une « violation grave des obligations du vendeur ».

Dans ce cas, les propriétaires « victimes » pourraient dénoncer le contrat de vente de la voiture et ainsi exiger un remboursement. Toutefois, cette augmentation de la consommation de diesel devrait atteindre 10%. Sous l’appui des députés de l’opposition (Verts), ce rapport insiste sur la validité du principe de dédommagement. Selon eux, Volkswagen a « dupé » les clients au sens que le constructeur a donné de fausses informations concernant les émissions de CO2 de ces voitures. Le mastodonte allemand risque par ailleurs de verser à l’Etat une amende de l’ordre de 10 millions d’euros au maximum.

 

11 millions de voitures truquées dans le monde


Le géant allemand a déjà reconnu au mois de septembre 2015 que 11 millions de voitures dans le monde étaient concernés par la tricherie. Leurs moteurs diesel étaient dotés d’un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution. En Europe, 8,5 millions de voitures sont touchés par le trucage. Par ailleurs, en Allemagne, sur les 2,8 millions d’exemplaires concernés, 2,4 millions devront être remis aux normes dès début 2016. Ce qui a en tout cas entraîné le constructeur dans le pire cauchemar de son histoire, le contraignant à un gigantesque rappel.

 

Les salariés préserveront leur emploi sous conditions


Sous pression, Volkswagen cherche tous les moyens pour fournir aux autorités américaines des résultats. Ainsi, le groupe promet qu’il n’y aura pas de sanction pour les salariés qui reconnaitront leurs torts et qui révéleront même aux enquêteurs les secrets concernant le logiciel de trucage antipollution.

La firme allemande a annoncé avoir embauché le cabinet d’avocats américain Jones Day et la société de conseil Deloitte afin de percer le mystère de cette affaire, notamment sur les circonstances dans lesquelles les logiciels frauduleux ont été installés sur ces véhicules diesels.

Volkswagen va garantir à ses salariés qu’ils garderont leur poste, sans avoir à verser de dommages, à condition qu’ils révèlent tout ce qu’ils savent sur le scandale. Toutefois, le constructeur affirme que les hauts responsables impliqués dans cette affaire seront définitivement exclus du programme.