La vente des actions Renault reportée par Bercy

Le scandale de Volkswagen continue à faire des remous. Rien qu’en France, le cours de la Bourse de la marque au losange a récemment connu une baisse de 9 % après avoir diminué de 15 %.

L’Etat est le plus touché dans l’affaire, car il détient 19,7 % des actions de Renault après avoir acheté 4,73 % de parts du constructeur à 1,2 milliards d’euros. Emmanuel Macron a fait savoir qu’il va les revendre une fois que l’Assemblée générale vote en faveur des droits de vote double. Bercy a contracté une assurance le protégeant d’une baisse de 10 % de la valeur de Renault, mais il ne s’attendait pas à ce que celui-ci chute de -24 % depuis la montée du capital de l’Etat. Il se peut que l’assurance ne soit même plus valable à la fin de l’année.

D’après un proche du ministre, il semble qu’ils ne devaient pas détenir plus de 15 % de ces actions, mais ils ont agi ainsi dans l’intérêt patrimonial de l’Etat. En effet, Carlos Ghosn a tout fait pour que ce dernier réduise sa participation à son niveau d’antan, 15 % pour respecter l’équilibre avec le partenaire Nissan, actionnaire de Renault, également à 15 %. En attendant, le scandale Volkswagen et la crise chinoise risquent de perturber le monde de l’automobile. Le perdant serait l’Etat, il a le choix entre conserver les titres ou perdre de l’argent. Selon Bercy, il n’est pas question de s’engager financièrement dans une opération risquée. Pour le moment, Bercy a jusqu’à la fin de l’année pour vendre.