Marché automobile : la France recule, Renault surnage

Marché automobile Renault surnage

Les statistiques mensuelles publiées par l'Association des constructeurs européens d'automobiles confirment le regain marché sur le Vieux continent.

 Seule ombre au tableau, l’exception française qui a vu ses immatriculations baisser. Renault a toutefois su tirer son épingle du jeu, en enregistrant une hausse considérable de ses ventes.

 

La France, la mauvaise élève

 

Pour le 14e mois consécutif, le marché automobile européen a progressé. C’est la principale information fournie par les statistiques mensuelles de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). En effet, les immatriculations de voitures neuves en Europe ont progressé de 6.5 % en octobre. Concrètement, 1.07 million de véhicules ont été immatriculés dans l’Union, contre 1 million en octobre 2013. Quoi qu’il en soit, on est encore loin des niveaux des mises en circulation d’avant crise, avec notamment 1.2 million d’unités vendues en octobre 2007.

 

Les deux premiers marchés européens, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont montré l’exemple en enregistrant respectivement une hausse de 3.7 % et 14.2 % au mois d’octobre. Ce nouveau mois de croissance a aussi été porté par le marché espagnol en plein boom après s’être replié de moitié au plus fort de la crise. Les ventes en Espagne ont rebondi de 26.1 % en octobre, profitant notamment d’un dispositif d’aide à l’achat. Même constat du côté de l’Italie qui a mis en circulation 9.2 % de voitures de plus qu’en 2013.

 

Reste donc la France et sa baisse des immatriculations de 3.8 % en octobre. Affichant le plus mauvais résultat des pays de l’Union, le marché français a du mal depuis début 2014. Alors que la moyenne européenne progresse de 6.1 %, la France enregistre un maigre 1.8 % sur les 10 premiers mois de l’année.

 

Le Losange brille

 

Loin du marasme de son marché historique, Renault s’en tire assez bien grâce à une forte présence sur les marchés des pays du Sud. Bien implantée en Espagne et en Italie, la marque au Losange a pu relativiser l’impact de la monotonie française. Ainsi, la marque a vu en octobre ses ventes grimper de 10.5 % (+5.5 % pour Renault et +25.1 % pour Dacia). PSA de son côté n’a pas pu faire mieux que +1.1 %.