Renault compte racheter la marque russe Moskvitch

Dans le but de relancer l’illustre modèle russe de l’époque soviétique, la firme tricolore est sur le point de procéder au rachat de Moskvitch. Le constructeur français estime qu'il peut ressusciter ce véhicule historique.

Le projet de rachat n’est plus une rumeur


Renault a déjà fait un pas pour racheter Moskvitch. Effectivement, la firme a déposé auprès de Rospatent, l'agence fédérale russe en charge de la propriété intellectuelle, les documents requis pour avoir les droits sur la marque Moskvitch. Ceci vient d’être confirmé par un porte-parole de Renault. Fondé en 1930, sous l’époque de Staline, cette marque russe figurait à la fin des années 1980 parmi les constructeurs automobiles les plus sollicités de l’Union soviétique. A l’époque, ses ventes de véhicules grimpent à 4 millions d’exemplaires par an et dont la majorité sont des voitures à bas prix. Toutefois, sa tendance a chuté après le déclin du pays en 1991 et à l’écroulement économique qui en a découlé. Ainsi, sa dégradation se poursuit avec la crise financière russe de 1998, pour abandonner sa production en 2001, puis finalement déclarée en faillite dès 2006.

 

Ce projet de Renault n’est pas le fruit du hasard


En effet, durant les années 60, Renault a eu un lien historique avec le constructeur russe. A l’époque, la marque au losange a déjà construit des modèles Moskvitch dans son site belge situé à Vilvorde. Par ailleurs, dans les années 2000, le constructeur français implantait son usine dans la capitale russe. Et c’était justement sur une partie du terrain de l'usine Moskvitch. Les analystes prévoient que Renault pourrait ressusciter la marque pour s’imposer davantage sur le segment des voitures à bas coûts, qui profite de la dégradation actuelle du marché russe et toutes les conséquences qui suivent. En outre, ce projet de rachat renforcerait le poids du marché de Renault en Russie, qui envisage les 40% d’ici 2016. Mais pour le moment seulement 27% des véhicules commercialisés dans le pays sont produits par le constructeur, dont 7% directement sous sa marque, par celles de ses filiales Nissan et AvtoVaz avec respectivement 5% et 15%.