Renault : le patron a du pain sur la planche

Récemment, le patron de Renault, Carlos Ghosn a convoqué le conseil d’administration. Il s’agit d’une réunion extraordinaire. Voici les détails.

L’alliance Renault-Nissan


Selon nos sources, l’ordre du jour était la coopération entre Renault et Nissan. Une collaboration qui a mis beaucoup de temps pour s’équilibrer. Mais la société proprement dite n’a émis aucun commentaire sur la question. Nous savons seulement qu’une autre réunion du conseil, cette fois-ci ordinaire, se fera dans peu de temps.

Le PDG de la société française profite de cette réunion pour étaler les différentes évolutions de l’alliance. Pour le moment, elle est basée sur une co-gourvernance ainsi qu’une participation croisée. Le constructeur français possède 43,4 % de la société japonaise. Parallèlement à cela, Nissan détient 15 % de Renault. Sur le plan économique, ce mode de procédé de la marque au losange intéresse les investisseurs. La preuve ? La valeur de Renault est en augmentation de 3,8%.

 

Un État soucieux


Pour rappel, l’État a augmenté sa part de 20% dans la société. L’objectif ? Le droit de vote double. Cette situation représente une menace réelle pour l’alliance Renault-Nissan. Mais les représentants de l’État ne perçoivent pas les choses de la même manière. Et pour cause, le passé.

Pour ce qui l’ignore encore, Renault et Bercy ne sont pas encore en bons termes. Cette situation cause du tort à l’État. Depuis le mois d’avril 2015, l’action de la société a chuté d’au moins 25%. La difficulté de rendre les titres se présente donc. Bien sûr, cela entraînera une perte colossale pour l’État. Toutefois, il existe une solution pour limiter les dégâts. Selon les dires d’un spécialiste, la perte pourra être réduite d’environ 100 millions d’Euros. Intéressant, mais comment faire ? Il faut vendre les titres dans un minimum de temps. Dans le cas contraire, l’État s’exposera à de grands risques. Le cours de l’action diminuera davantage suite à l’expiration de la garantie.

Le Patron de Renault, Carlos Ghosn, a donc du pain sur la planche. D’où, la convocation des conseils d’administration pour une réunion.