Renault : le succès est au rendez-vous pour ses sites en Normandie

Défi relevé pour Renault. Les sites du losange sont aux anges et poursuivent leur course. Le volume et le rythme de production actuel justifient bien la prochaine vague d’embauche. L’annonce officielle est toujours attendue avec impatience.

Renault va faire tout son possible


On se souvient bien de l’annonce de Carlos Ghosn, PDG de Nissan-Renault, d’engager 1 000 nouveaux recrus en CDI en France dans le courant de l’année 2015. Jusque-là il semble que l’engagement signé en 2013 est sur la bonne voie. En effet, il s’agit de l’accord de compétitivité dont le but est de créer une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de la marque sur l’Hexagone.Ainsi, 183 personnes devraient s’ajouter aux effectifs actuels du site. En effet, sur les 2 800 salariés, 1 300 sont des intérimaires. L’annonce est encore attendue avec impatience, mais avec l’arrivée d’un utilitaire Nissan, l’usine devrait désormais fonctionner 24h/24. En termes de volume et de rythme de production, une nouvelle vague d’embauche serait logique. Au milieu du développement du moteur électrique, la marque prévoit près de 100 contrats en CDI qui débuteront en automne 2015. Au milieu de ce succès commercial, le constructeur au losange devra se dévouer au maximum. Le 21 décembre 2015, la ligne de production des moteurs 1.6l Dci de Renault située à Cléon bénéficiera d’une série de travaux de taille. Toutefois, ce projet va occasionner une inactivité de 3 semaines. La Direction du site l’a d’ailleurs qualifié comme « une excellente nouvelle », avant d’ajouter que le projet est envisagé afin de satisfaire les besoins croissants. Selon l’explication, l’usine devrait ainsi avoir une capacité de production de 450 000 à 600 000 moteurs par an, à l’échéance de l’été 2016.

 

Le résultat était au-delà des attentes


Contre toute attente, la marque affiche une croissance de 33% venant essentiellement du succès de ces modèles dont l’Espace version V, le précieux Kadjar et l’utilitaire Trafic. Bonne nouvelle donc pour les 3 800 employés de l’usine aux 39 sites clients et qui produisent aussi le moteur diesel 2.3 l Dci et 2.0 l Dci, des boîtes de vitesse et même depuis mars 2015, son propre moteur électrique.En septembre 2015, Carlos Ghosn, affirmait que le R240 déjà vu avec Zoé et la Leaf de Nissan animerait dès fin 2016 la toute nouvelle Smart électrique. En 2014, 46 % de son activité était destinée à Renault et 54 % à d’autres marques. L’usine de Sandouville figure parmi les principaux clients sous tension. Depuis juin 2015, elle produit le nouveau Trafic. Le jeudi 29 octobre 2015, le 100 000ème utilitaire était assemblé puis peint. Il s’agit d’un véhicule 9 places commandé par le centre de formation du Havre AC. Ce qui symbolise bien l’implication locale d’un site, en allant bien au-delà de ses objectifs pour accélérer le rythme. En effet, 86 000 unités sont prévues pour ce premier exercice, mais selon la marque, ce chiffre devrait être dépassé. Dans ce cadre on parle de 90 000 exemplaires. Dont 59 000 déjà assemblés fin septembre 2015. Le 28 octobre, l’usine produisait 468 véhicules. Un nouveau record.

 

Perte à court terme pour un bénéfice à long terme


Toutefois, avec cet arrêt technique respecté par la ligne de production du R9M, toute l’usine havraise devrait aussi s’arrêter dès le 17 décembre 2015 pour ne reprendre qu’au cours de la 2ème semaine du mois de janvier 2016. Pour rassurer les clients Fabien Gloaguena voue qu’« on peut regretter que la direction générale n’ait pas anticipé les montées en charge », tout en poursuivant qu’il s’agit là d’un mal pour un bien. En tous cas, selon la direction Sandouville, cela devrait éviter dans les années à venir les samedis travaillés. Ainsi, tout le monde sera payé.

Le syndicaliste insiste qu’il faudrait voir cette situation d’un regard à long terme et non dans le cadre d’un chômage technique, puisqu’après il y aura du travail.Il entend par là que tout arrêt technique s’inscrit dans la cadre du développement de ses activités. D’ailleurs, la direction assure que les employés reprendront leur poste très prochainement. Pour preuve, le 26 octobre 2015, l’usine de Sandouville a produit les premiers prototypes d’un fourgon Fiat, nom de code Tango, commercialisé dès mai 2016. Fièrement, le site de Sandouville se félicite du succès des sites haut-normands.On sait également qu’à partir de 2017, le personnel de l’usine havraise devrait produire les caisses de la future Alpine Célébration,jusqu’au trempage dans les bains de cataphorèse, puis assemblé dans son berceau dieppois, témoins de la naissance de la marque 60 ans passés.