Renault : Les syndicats F2R encore en plein inquiétude

La F2R est toujours plongée dans la peur. A 3 semaines de la fin de la période d'observation, les candidats s’attendent à ce que des garanties soient faîtes par les clients principaux qui sont Renault et PSA. Les syndicats haussent alors le ton pour presser le mouvement.

F2R attend d’abord la suite


Les syndicats F2R continuent de s’interroger sur la suite de l’affaire. Deux alternatives sont possibles : soit continuer jusqu’à la fin du mois de septembre, avec une reprise par un repreneur sérieux, soit la liquidation pure et simple de la Française de Roues. Celle-ci est en plein redressement judiciaire depuis le mois d’avril 2014 et la période d'observation s’achèvera le 30 septembre prochain. Depuis ce fait, aucun repreneur n’a déposé de dossier de reprise auprès du tribunal. C'est donc l’angoisse totale parmi les 500 salariés (365 CDI, 108 intérimaires et 22 CDD).

 

Les syndicats requièrent des garanties pour rassurer les repreneurs


Les délégués syndicaux appellent l'État à prendre sa responsabilité. En fait, ils veulent que PSA, Renault et aussi l’État, actionnaire des 2 groupes, s’accordent par écrit à garantir des commandes, mais surtout des tarifs ! Même avec d’importantes commandes, la concurrence d’aujourd’hui paraît difficile, surtout à l’égard de ces produits low-cost étrangers. Ainsi, de nouvelles machines pourraient ouvrir de plus larges opportunités à cette figure de l'industrie française, afin de prévoir à nouveau des marges bénéficiaires. Comme ces investissements représentent des millions d'euros, on ne peut que comprendre la crainte des candidats à la reprise s’il n’existe pas de vraies garanties de débouchés. Toutefois, certains d’entre eux se montreraient pourtant très intéressés, selon les syndicats.

 

Y a-t-il encore de l’espoir ?


A 3 semaines du délai imparti, l'intersyndicale tire donc la sonnette d'alarme. Les syndicats veulent des réponses immédiates de la part de leurs clients et de l’État. Ils appellent même à l'organisation d'une table ronde entre ces acteurs à Châteauroux le vendredi 11 septembre à 10h. Selon eux, 1500 emplois directs et indirects dépendent de la vie de la société.